Comment désamorcer le réflexe du mot à mot chez de futurs managers qui accueilleront demain une clientèle internationale ? Et comment maintenir l'engagement pendant un cours de trois heures consécutives ?
À l'École de Savignac, institution de référence en management hôtelier, Candy Malcuit enseigne l'anglais professionnel depuis sept ans. Cette enseignante australienne accompagne aussi bien les étudiants de première année (17–18 ans) que les profils plus aguerris de MBA (22–23 ans).
Elle nous a ouvert les coulisses de ses cours pour partager sa méthode : comment elle s'appuie sur Wooclap pour déconstruire les tics de langage, rythmer ses séances et révéler des compétences insoupçonnées.
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Sondages, quiz, nuages de mots : plus de 20 types de questions pour faire interagir votre audience.
1. Le défi : passer du mot à mot à l'élégance du service client
Dans l'hôtellerie, l'anglais ne se limite pas à la grammaire. Il s'agit d'adopter le bon registre face au client : dire « Could I help you? » ou « May I help you? » plutôt que « Can I help you? », soigner sa prononciation, perdre ses habitudes trop familières.
Le principal obstacle rencontré par les étudiants francophones ? Le calque systématique du français :
- « The both » au lieu de « Both »
- « I am agree » au lieu de « I agree »
- « Offert » au lieu de « Complimentary »
Les étudiants français traduisent mot à mot par réflexe. Pendant des années, je me suis retrouvée à corriger inlassablement les mêmes erreurs au tableau.
Candy Malcuit, enseignante d'anglais à l'École de Savignac
Le défi pédagogique était posé : comment désamorcer ces automatismes récurrents sans lasser l'auditoire par des corrections répétitives ?
2. Wooclap en cours de langue : micro-défis, QCM et repérage visuel
Pour ancrer le vocabulaire sans lourdeur théorique, Candy Malcuit mise sur des formats courts et instinctifs créés directement sur la plateforme :
- Le QCM binaire pour trancher vite : Deux options à l'écran (« Both » vs « The both » ; « I agree » vs « I am agree »). En 5 secondes sur leur smartphone, les étudiants votent. L’affichage instantané des pourcentages déclenche l'explication au moment exact où l'attention est maximale.

- Texte à trous pour les exercices de grammaire, comme le choix entre can et could ;
- Légender une image pour le lexique spatial : Très prisé en faculté de médecine pour l'anatomie, ce format trouve ici un écho métier parfait. Candy Malcuit projette la coupe d’un hôtel haut de gamme : aux étudiants de pointer et nommer la réception, les escaliers de service, la bagagerie ou les ascenseurs.

- Le mode compétition, pour transformer la révision en petit concours.
Et quand le même cours est donné à plusieurs groupes, la fonction Dupliquer lui évite de tout recréer : « Au lieu de recréer chaque événement, je duplique. C'est pratique. »
3. L'effet podium : quand l'interactivité révèle les profils discrets
Les étudiants apprécient particulièrement le podium final. Mais pour l'enseignante, le mode compétition a surtout un autre effet : il met en lumière des profils qu'elle ne voyait pas.
Quelqu'un qui n'ose pas parler, qui est timide, se retrouve premier, deuxième ou troisième sur le podium. Je ne m'y attendais pas. Ça me permet de découvrir des compétences que je ne connaissais pas.
Candy Malcuit, enseignante d'anglais à l'École de Savignac
Dans un enseignement axé sur la prise de parole, l’anonymat initial du vote Wooclap supprime la peur de l'erreur publique. Une fois rassurés par leurs scores au quiz, ces profils réservés prennent plus facilement la parole lors des ateliers oraux.
4. Rythmer une séance de trois heures sans saturer l'attention
Maintenir l'énergie d'un groupe pendant trois heures d'affilée relève du défi d'endurance. Pour Candy Malcuit, la clé réside dans l'alternance des modalités d'apprentissage :
- Mises en situation active : Jeux de rôle de conciergerie ou de réception.
- Exercices kinesthésiques hors les murs : Parcours de guidage spatial dans l'école (« Turn right, take the stairs on your left »).
- Respiration interactive avec Wooclap : Une session courte d'une quinzaine de minutes pour fixer les points clés avant de basculer vers un nouvel atelier.
Le plus important en anglais, c'est de parler. Plus on parle, mieux c'est. Wooclap ne remplace pas l'oral, il apporte du rythme et un changement de format au bon moment.
Candy Malcuit, enseignante d'anglais à l'École de Savignac
Cap sur la suite : zéro papier et défis de prononciation
À la demande explicite des étudiants, lassés des supports papier traditionnels, l'ensemble des fiches d'exercices migre désormais au format digital sur Wooclap.
Prochaine étape imaginée par l'enseignante ? Mettre l’outil au service direct de la phonétique. Le principe : afficher un terme complexe au tableau (comme « contemporary » ou « concierge »), le premier étudiant à se lever devant son écran devant en proposer la prononciation exacte à voix haute. Une passerelle directe entre le stimulus visuel et la performance orale.
En conclusion : et si vous testiez Wooclap dans vos cours de langue ?
L'expérience de l'École de Savignac le montre : quelques questions bien choisies suffisent pour corriger les erreurs récurrentes, dynamiser un long cours et donner la parole à ceux qui la prennent moins.
Pour vous lancer :
- Commencez par un quiz de 5 questions sur les erreurs que vos étudiants font le plus souvent ;
- Activez le mode compétition pour créer de l'émulation ;
- Testez la question Légender une image pour le vocabulaire métier ;
- Dupliquez vos événements pour vos différents groupes, et rangez-les dans des dossiers.






