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3 conseils pour rendre ses étudiants autonomes

Comment rendre les apprenants autonomes : webinar

Pour les enseignants du supérieur, la crise sanitaire a été synonyme de nouveautés : de nouveaux outils numériques à prendre en main, de nouvelles méthodes pédagogiques à pratiquer… Une nouvelle réalité qui a poussé les étudiants à devenir des apprenants plus autonomes dans un environnement pédagogique dans lequel ils n’avaient aucun repère.

Mais comment faire pour avoir des étudiants autonomes sans qu’ils ne soient livrés à eux-mêmes ?

Afin de répondre à cette question, nous avons organisé un webinar en partenariat avec Campus Matin, animé par Gilbert Azoulay, Directeur Général de News Tank Education. Les invités : avec Caroline O’neill, Ingénieure pédagogique à Excelia; Pablo Ortega Deballon, Professeur de médecine à l’Université de Bourgogne ; Eloise Capet, Directrice adjointe Innovations et transformations pédagogiques à l’Université Paris Dauphine ; et Arlène Botokro, Key Account Manager chez Wooclap.

L’étudiant doit apprendre à apprendre

Si la première phase de la crise a été centrée sur une réflexion technique pour savoir comment basculer l’enseignement présentiel vers les canaux digitaux à l’aide d’outils et de ressources numériques, les acteurs de l’enseignement se consacrent aujourd’hui aux questions des parcours d’apprentissage et des impacts psychologiques et cognitifs de ces changements sur les étudiants.

A l’heure actuelle, la discussion tourne autour de ce que veut dire “apprendre”, non seulement dans une salle de classe, mais aussi dans le cerveau de l’apprenant, et comment cela peut être appliqué dans la construction d’un cours.

Le cours fait place au parcours d’apprentissage

L’adoption à grande échelle de nouvelles méthodes pédagogiques telles que le comodal pourrait signifier la fin des cours magistraux. Là où avant, on voyait le cours comme le moment d’apprentissage, on cherche maintenant à proposer aux étudiants une continuité pédagogique. Plutôt que de délivrer un contenu, l’enseignant se met à la place de l’élève et conçoit des parcours d’apprentissage durant lesquels l’étudiant va vivre des expériences d’apprentissage à travers les activités proposées. Comme le dit Eloise Capet : “Un bon contenu, ça ne suffit plus” !

Le Professeur Deballon quant à lui souligne le problème du manque de composantes affectives, présentes dans l’enseignement en présentiel mais non plus dans l’enseignement à distance. Or, le fait de pouvoir associer des informations à l’enseignant qui les partage et à l’environnement dans lequel nous les recevons permet à notre cerveau de les enregistrer plus facilement. Pour un étudiant qui vit tous ses cours derrière son écran, il est donc plus difficile de déterminer ce qui est central au cours et ce qui est accessoire. D’où l’importance de garder le lien avec l’étudiant sans se limiter à lui donner un cours à un moment donné, mais de prendre le temps dans les semaines suivant le cours :

  • De créer en lui le besoin de revoir la matière ;
  • De lui donner envie d’aller un petit peu plus loin dans ce cours ;
  • De vérifier qu’il a identifié les messages clés.

Dans ce cadre, l’enseignant joue le rôle de facilitateur, de coach qui sait monitorer son enseignement, interpréter les données d’apprentissage qui proviennent d’outils numériques, et rediriger vers ce qu’il faut retenir.

L’engagement facilite l’autonomie

Si l’enseignant peut établir un parcours d’apprentissage pour ses apprenants, encore faut-il que ces derniers le suivent. Dans ce nouveau paradigme, comment rendre les étudiants autonomes et motivés ?

Pour le Professeur Deballon, c’est une question d’autonomie, certes, mais d’autonomie “guidée et appâtée” pour qu’elle devienne engagement. Sans le contact avec d’autres étudiants, l’apprenant perd ce facteur externe qui l’incite à se mettre au travail. Il faut donc stimuler son implication, par exemple en attribuant des points pour la participation, en lançant des défis à relever sur des plateformes de révision comme Wooflash, et en offrant des récompenses à la clé. Il faut donc stimuler l’engagement non par la peur de l’examen, mais par des actions positives.

Même son de cloche du côté d’Eloise Capet : “Il faut rendre aux étudiants le plaisir d’apprendre, l’enrichissement personnel au travers des conditions d’apprentissage. Seul face à un écran et une caméra, ça n’y correspond pas.”

Caroline O’neill, elle, voit l’engagement des étudiants dans leur cours comme une notion pratique à utiliser quand il est difficile de parler de motivation. Contrairement aux nombreuses théories sur la motivation, l’engagement est pratique et applicable. Bien sûr, mettre en oeuvre ce type de changement pédagogique au niveau de l’établissement nécessite un réel accompagnement des enseignants, tel que des formations, ateliers… : “On ne peut pas parler de changement, et changer tout seul.”, conclut-elle.

Pour en apprendre davantage, je vous invite à visionner le webinar entier ici !

Gauthier Lebbe

Gauthier Lebbe

Content Editor @ Wooclap, passionné des EdTech pour répondre aux besoins des étudiants d'aujourd'hui.